Harmonia artificiosa

Alice Julien-Laferrière et Minori Deguchi : violons
Mathieu Valfré : clavecin et orgue
Maguelonne Carnus : viole de gambe et violoncelle
Carles Dorador Jové : théorbe et percussions

Harmonia artificioso-ariosa, la dernière œuvre de Biber, qu’il dédie à sa fille, est une œuvre de maturité, et la fin d’une grande époque pour le développement du langage violonistique. Ce recueil publié en 1696 s’inscrit dans la continuité des Sonates du Rosaire, composées une vingtaine d’années plus tôt. Le violoniste, dont les compositions incarnent parfaitement le stylus fantasticus, poursuit son exploration de l’instrument et de ses limites, ainsi que l’usage des scordatures. Dans ce concert, les 8 violons joués par Alice Julien-Laferrière et Minori Deguchi ne seront pas accordés de manière habituelle (en quintes), mais avec différents accords, apportant une richesse de sonorités insoupçonnées, et ajoutant à la virtuosité et au mystère de ces oeuvres sublimes et spectaculaires, à l’apogée de la démesure baroque. 

À la basse, nous ne serons pas en reste pour les changements d’instruments : Maguelonne Carnus, violoncelliste, jouera également de la viole de gambe, Mathieu Valfré du clavecin et de l’orgue, et Carles Dovador Jové du théorbe et des percussions, apportant de riches combinaisons mettant en valeur toute la diversité d’écriture de cette musique. 

Après L'Harmonie des batailles et Les Mystérieuses sonates du Rosaire, l'Ensemble Artifices poursuit son exploration de la puissante musique de Biber. Alice Julien-Laferrière propose avec ce programme un entremêlement personnel et coloré de sonates issues des deux recueils emblématiques de Biber, où l’on retrouve l’influence de l’improvisation, de la danse, des imitations de trompettes et timbales, et, toujours, la puissance harmonique qui caractérise cette musique.


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